Travaillez-vous pour l’argent ?

La semaine dernière, j’animais une formation de management pour de jeunes managers.  La partie motivation prend évidemment une grande place dans ce sujet.

Les études montrent que le salaire n’arrive qu’en quatrième place comme facteur de motivation.  En fait, il s’agit plutôt, à l’exception de certaines personnes / catégories, d’un élément de satisfaction que de motivation (je vous parlerai de Hertzberg une autre fois).

Malgré cela, et comme à chaque fois que je donne ce programme, nous avons eu une (très) longue discussion sur la reconnaissance par le salaire, les bonus, les promotions, etc.

Je vous partage une vidéo intéressante de Jacques Forest, qui explique que, si on enlève la notion de ‘besoin de gagner sa vie’, entre 60 et 90% des employés continueraient de travailler.  Travailler répond donc bien aussi à d’autres besoins.

Qu’en pensez-vous ?  Lançons le débat !  Vos réponses m’intéressent !

 

Leadership et management

Christelle Deblon View All →

Co-génératrice d'enthousiasmes,

1 Comment Laisser un commentaire

  1. A mon avis les motivations à travailler peuvent s’interpréter en référence à la fameuse hiérarchie des besoins de Maslow. On peut la considérer sous l’angle individuel, mais il me semble nécessaire de l’envisager aussi d’un point de vue sociétal. Je crois en effet que c’est au travers des interactions entre individus et société que les valeurs se définissent. C’est le cas en particulier des valeurs qu’une société associe au travail, qu’il soit économique, éducationnel ou du domaine des soins et de la santé.
    Il est utile, pour prendre conscience de ce caractère sociétal des valeurs, et donc des motivations,… de voyager. Je me souviens par exemple de mes voyages en Inde, où j’ai pu constater la très forte motivation en matière d’éducation. Ce n’est pas étonnant : tous les jours, partout en Inde, chacun peut voir très concrètement l’écart énorme de niveau économique et de statut social entre ceux qui ont pu étudier et ceux qui n’ont pas bénéficié de l' »ascenseur » scolaire.
    Un autre exemple, plus compliqué, est celui de beaucoup de zones rurales dans le sud et l’ouest de la Tunisie : le niveau d’éducation (y compris supérieur ou universitaire) y est élevé, mais le chômage frappe particulièrement fort les jeunes diplômés. Pour eux,la tension est forte entre le besoin de « gagner sa vie » – plus élémentaire, lié à la sécurité d’existence – , et le besoin – plus « élevé » dans la pyramide de Maslow – de statut et de reconnaissance lié à leur niveau d’éducation.
    Je pense donc qu’il n’y a pas de réponse unique à la question de la relation entre salaire et motivation au travail, mais un positionnement qui dépend pour chacun de sa situation individuelle dans un contexte de valeurs sociétales.

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