Stress et burnout

Stress, surmenage, burnout, de quoi parle-t-on ?

Pas une semaine sans que ce sujet ne soit à la une de l’un ou l’autre magazine.  Mais de quoi parle-t-on exactement ?  Découvrez-en plus … 

Du stress au burn out 

Le stress

Nous sommes il y a fort fort longtemps…  Nos ancêtres habitent la savane africaine.  Ils sont à la recherche de nourriture.  Tout à coup, ils perçoivent une présence.  Un lion s’approche silencieusement…  

A cet instant précis, cette merveilleuse capacité de notre corps à réagir à son environnement enclenche une série de réactions physiologiques : accélération du rythme cardiaque et respiratoire, augmentation du taux de sucre dans le sang, mise en veille des fonctions secondaires comme la digestion, …  notre corps est prêt pour la fuite.  Le stress est dans ce cas un mécanisme de survie.

Bien que nous ne soyons plus confrontés aux lions de la savane, notre corps a conservé cette capacité.  En cas de menace dans notre environnement, les mêmes mécanismes vont s’enclencher. 

Imaginez …  Vous ouvrez votre boite mail, et y découvrez un mail agressif d’un client mécontent…  Nul besoin de quitter votre bureau en courant, et pourtant votre corps va s’y préparer !  Fondamentalement, ce n’est pas un problème.  Après cette poussée d’adrénaline, vous respirez un grand coup, et prenez une mini pause et c’est OK.  En revanche si ces mécanismes de régulation ne peuvent se mettre en place, si vous enchaînez avec un autre mail, puis que votre patron débarque de mauvaise humeur, et que quand vous rentrez chez vous les problèmes financiers ou familiaux s’y rajoutent, votre corps va rester en permanence dans cet état d’alerte. C’est là que ça devient problématique.  

Le stress est une réaction à un stimuli qui cause une tension.  Le problème n’est pas le stress, mais la quantité, la répétition et la durée. 

Le burn out 

Si le stress s’installe dans la durée des symptômes mentaux, émotionnels et physiques peuvent apparaître : difficultés de concentration, irritabilité, sommeil perturbé, augmentation de la tension artérielle, du rythme cardiaque ou du taux de sucre, …  

Le burn out est la conséquence d’une exposition excessive et longue au stress.  On peut décrire trois phases : tout d’abord, la personne va commencer par travailler beaucoup et longtemps, perdre le plaisir du travail.  Dans un deuxième temps, les capacités physiques et mentales seront touchées : problèmes de concentration, augmentation des erreurs, douleurs chroniques.  Enfin, l’épuisement complet apparaît.  C’est souvent à ce stade que la personne ‘craque’ et doit s’absenter pour une période assez longue.  

Le burn out, c’est un trouble de l’énergie : sur le long terme, on a consommé plus d’énergie que ce que l’organisme a pu reconstituer. 

C’est un processus qui s’installe progressivement.  Reconnaître, et surtout accepter le burn out dès un stade précoce, feront la différence sur la durée et l’intensité de la crise.

Qui est exposé au burn out ?  

Les statistiques sont inquiétantes. Une étude de la KUL montre que un travailleur sur six est en danger de burn out.  La tranche 18-34 ans est la plus à risque.  En Belgique, on estime qu’entre 50 et 60% de l’absentéisme serait lié au stress et autres plaintes psychosociales.  Entre 2016 et 2020, l’absentéisme de longue durée (plus d’un an) pour cause de burn out a augmenté de 32% chez les salariés et 43% pour les indépendants (source Inami) . Le coût direct est énorme : 600 millions d’euro par an pour l’Inami (10% de son budget !).  L’entreprise n’est pas en reste, puisqu’un salarié en burn out coûterait environ 80.000 euro à son employeur ! 

Et encore, tous ces chiffres datent d’avant la crise sanitaire…

Qui est concerné ? 

Tout le monde est exposé au burn out : salariés comme indépendants, jeunes ou vieux.  On constate toutefois certaines caractéristiques personnelles qui créent un terrain plus favorable.  Par exemple le perfectionnisme ou le fait de vouloir faire plaisir.  La plupart tu temps, le burn out touche les collaborateurs particulièrement investis dans leur travail, et finalement … ceux qui résistent longtemps.  Bref, ce sont souvent les meilleurs collaborateurs qui trébuchent ! 

Annita Rogiers

Le burn out est la réaction d’une personne saine à une situation malsaine.

A quoi reconnait-on un burn out ? 

Évidemment, la fatigue physique est un marqueur essentiel.  

Mais il y a des changements de comportements auxquels, en tant que conjoint, collègue ou manager, on peut aussi être attentifs. Par exemple : 

  • La personne qui était toujours ponctuelle commence à arriver en retard
  • Tout d’un coup, elle n’arrive plus prendre de décisions
  • Les erreurs ou les oublis augmentent, ou encore des troubles de la mémoire
  • La dépersonnalisation ou le cynisme s’installent. 

Ce sont des signaux d’alerte importants à identifier.  D’autant plus que la personne concernée ne s’en rendra pas compte.  Lancer l’alerte dès qu’on identifie des symptômes, inciter la personne à contacter un médecin (médecin traitant ou médecine du travail), entamer un accompagnement le plus tôt possible, peuvent réduire significativement la durée et l’amplitude des troubles liés au burn out.  

Quelle prévention au burn out ? 

Le burn out est multi-factoriel.  Mais une des causes se situe dans un stress à un degré excessif pendant une longue durée, rendant la récupération impossible pour la personne. 

Le stress apparaît quand (je pense que) les  exigences de l’environnement sont supérieures à ce que je (pense que je) peux gérer.


L’entreprise a donc un impact certain sur la situation.  Elle a d’ailleurs des obligations légales à cet égard, comme mesurer régulièrement la situation, former et proposer des solutions de soutien.  Au-delà de celles-ci, c’est un certain état d’esprit qui doit être mis en place : créer un environnement de confiance et de communication ouverte, s’assurer pro-activement que la charge de travail des collaborateurs est sous contrôle, garantie la sécurité physique et émotionnelle, instaurer une obligation de déconnexion, et promouvoir des habitudes saines, sont quelques pistes à explorer. 

Au niveau de l’individu, une responsabilité importante est d’arriver à fixer ses limites.  Le travail n’est pas tout dans la vie.  Non, vous n’avez pas à prendre sur vos épaules toutes les tâches que les autres n’ont pas le temps d’accomplir.  Si des manquements structurels sont présents, ce n’est pas à vous de les compenser en travaillant plus.  

Il semble normal à tout le monde qu’un athlète, sous prétexte que son outil de travail est son corps, prévoie des moments de récupération.  Pourquoi en serait-ce différent sous prétexte que votre travail se déroule sur un ordinateur ?  
Votre cerveau, tout comme le corps de l’athlète, a besoin de repos.  Et pour que votre cerveau fonctionne au top, il est essentiel que vous preniez soin de votre corps : suffisamment de sommeil, de mouvement, et une nourriture adéquate.  Sans oublier des relations de qualité.  Bref, c’est tout votre éco-système personnel qui doit être préservé si vous voulez performer dans la durée ! 

Comment agir en cas de burn out ? 

Laissez tomber les tests des magazines, seul un médecin (du travail ou médecin traitant) ou un psychologue clinicien peuvent poser le diagnostic.  Ce sera d’ailleurs au médecin de prescrire du repos, un traitement et/ou le recours à un professionnel de l’accompagnement. 

Dans les cas compliqués (burn out combiné à une dépression, prise de médicaments, dépendance, …) un psychologue ou un psychiatre pourra accompagner la personne.

Dans tous les autres cas, le recours à un coach spécialement formé est une solution utile. Voyez ci-dessous quels accompagnements spécifiques taEra a mis en place.  

Aujourd’hui, nous savons que le burn out ne se guérit pas en restant dans son lit !   

C’est tout l’intérêt de se faire accompagner.  Le psychologue ou le coach incitera à la reprise en douceur d’une activité physique.  Il aidera aussi à identifier les causes du stress, et à acquérir de nouveaux comportements pour résoudre la situation dans la durée.  

L’arrêt de travail complet n’est pas indispensable dans tous les cas. Selon la gravité des symptômes, la situation personnelle et la flexibilité de l’employeur, on peut continuer à travailler de manière adaptée.  Dans tous les cas, la reprise du travail – souvent à temps partiel dans un premier temps – contribuera aussi à la guérison.  

Maintenu dans la durée, même après le retour au travail, l’accompagnement diminuera également les risques de rechute après la reprise normale du travail.  

Burn out – accompagnement individuel

Si vous sentez que votre niveau de stress augmente, ou que vous avez été diagnostiqué en burn out, un accompagnement individuel est une aide précieuse.

Christelle Deblon est certifiée en coaching du stress et du burn out et vous accompagnera tout au long de votre trajet.

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En tant que responsable d’équipe, vous avez énormément d’impact sur le fonctionnement de vos collaborateurs. Votre attitude peut faire toute la différence entre créer une pression malsaine et créer une stimulation énergisante.

Apprenez-en plus sur les mécanismes du stress, et comment reconnaître les signes précoces de burn out chez vos collaborateurs.

Parlons-en !

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Un collaborateur en burn out coûte extrêmement cher, d’autant plus que ce sont souvent les meilleurs qui trébuchent.

Au niveau de l’organisation, que pouvez-vous mettre en place pour créer une culture respectueuse des rythmes de chacun, basée sur la confiance et la communication ?

Comment former vos managers à identifier les premiers signes d’épuisement? Comment prévenir plutôt que guérir ?

Parlons-en !